Incendie à Orbe (2009)

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18 septembre 2009.

« La Tour Infernale urbigène », un 18 septembre 2009

Ce vendredi soir 18 septembre, chacun est rentré chez soi afin de profiter d’un week-end de 3 jours, la météo est au beau, tout va pour le mieux. Mais c’est compter sans qu’une fumée suspecte sorte d’un immeuble de la rue des Terreaux. Il est 20h. Un habitant du quartier appelle rapidement les pompiers qui arrivent après une attente qui paraît longue, très longue, trop longue, comme toujours dans ce genre de circonstances. Une maison qui se met à fumer, ce n’est pas bon signe, et quand cela commence à sentir le brûlé dans toute la ville, on s’inquiète avec raison.

Les habitants de l’immeuble en question sont rapidement évacués, et la police fait de son mieux pour être sur tous les fronts à la fois. Il faut bloquer la circulation, donner des informations aux pompiers, à l’ambulance qui doit être là pour « au cas où », faire reculer les badauds qui immanquablement sont interpellés par le sinistre, donner des nouvelles aux habitants de l’immeuble qui sont en train de craindre le pire, et tout ça en même temps.

Mais le feu fait mine de se propager, on voit maintenant le rougeoiement des braises entre les tuiles du toit, on se dit que peut-être tout l’immeuble va brûler. Quelques-uns commencent à s’inquiéter aussi pour leurs économies, car la banque est au rez-de-chaussée. Et comme la nuit tombe, impossible de savoir si vraiment le feu progresse vers les étages inférieurs.

On semble partis pour toute une nuit blanche, chaude pour ceux qui travaillent, froide pour ceux qui s’inquiètent et ne peuvent rien faire pour aider. Mais quelques responsables de la Protection Civile ont, eux, la satisfaction de se rendre utiles et de pouvoir ainsi participer à l’effort commun. Ils commencent par préparer un abri pour être à même de loger les habitants, puis s’attellent à la tâche de nourrir les pompiers, policiers, et autres intervenants. Un repas est d’abord préparé à l’abri PC « Pré-Genevois » puis servi à la buvette du Casino entre 00h30 et 2 heures du matin. Une réconfortante assiette de spaghettis bolognaise leur était servie ainsi que des gâteaux et du raisin qui leur ont été mis à disposition par le gérant de la Migros.

Une fois que les pompiers sont à leur affaire, que la police a pu donner un endroit pour rassembler et informer les familles, que le lieu est protégé par des barrières de sécurité, on semble se tranquilliser un peu, mais ce n’est pas ça qui dit vraiment ce qu’il en est. On se rassure en se disant que l’immeuble, bien qu’ancien, est bien rénové et que des dalles de béton de 40 cm d’épaisseur séparent les étages. Et le béton, ça ne brûle pas. Ouf.

La nuit se passe, les badauds vont petit à petit se coucher, et finalement seuls les pompiers se relaient pour continuer leur tâche. Et quand la ville se réveille, le feu est maîtrisé. Des combles, il ne reste que la poutraison calcinée, des tuiles téméraires garnissant encore quelques coins par-ci par-là. Mais les maisons avoisinantes sont indemnes, et les étages inférieurs, quoiqu’humides et enfumés, ne semblent pas touchés par le feu. Vive le béton, et surtout, vivent les pompiers ! Il faudra attendre 16h30 pour que ceux-ci, fourbus, suants, fumants, puissent quitter les lieux.

Les pompiers ont la certitude d’avoir été indispensables, les policiers ont celle d’avoir été nécessaires, et la PC celle d’avoir été utile, mais tous ont l’espoir de ne plus jamais l’être.

Cap. Jean-Michel Ratte –PCI Orbe, Suzanne Ratte, 20 septembre 09

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